lundi 5 décembre 2011

bla bla bla bla..

Ces derniers temps je me suis rendue compte que quelque soit le système auquel j'ai affaire, ou le milieu dans lequel je suis, ça ne fonctionne pas, ça fonctionne mal (ce qui est pire). On manque d'objet, de personne, de temps, de ressource, de dialogue, de connaissance, de volontariat, de motivation, d'envie, de conviction, d'idée, de fond, de forme, de tout. Il n'y pas rien, mais on en manque. Je ne sais pas pourquoi d'ailleurs.

La condition humaine me perturbe (et m'angoisse). Mais le pire c'est que quelque soit la question ou la raison du pourquoi la condition humain me perturbe, ça ne changera jamais car c'est bien la seule chose au monde que personne ne comprend, notre condition.

"Il faut de tout pour faire un monde", sans doute, oui, pour que le monde soit équilibrer. Mais je ne pense que le but ultime de notre présence sur terre soit l'équilibre parce que le mal est quand même nettement plus présent que le bien. Même sans être pessimiste, objectivement le mal est foncièrement et fatalement plus présent que le bien. (pourquoi fatalement d'ailleurs si tout doit être équilibrer?). Finalement cette phrase est un peu lâche, parce que c'est plus simple de dire qu'il faut de tout plutôt que de choisir ce qu'il doit y avoir. Puisque si nous devions choisir, qui choisirait? Personne n'est supérieur à personne, personne ne peut juger du bien et du mal. Parce que personne n'est objectif.
Notre monde, humainement parlant, enfin civilisation-humaine-parlant, est un échec. On aurait pu, je pense (après tout pourquoi pas) réussir à être tous égaux. Égaux avec les mêmes connaissances, les mêmes possibilités initiales d'actions.. Égaux dans le sens où malgré nos différences, sur le plan pratique, intellectuelle et matériel nous soyons égaux ou libre de l'être. Et si ça avait été le cas, le fait de ne pas être objectif n'aurait pas été un problème.
Enfin quelque soit le problème, ou les problèmes, nous avons sans doute rater notre seule chance de faire de cette planète un endroit où les habitants peuvent y vivre. Quand est ce qu'on a arrêter de penser à l'humain, pour penser seulement à l'homme en terme de quantité, de qualité, et de capacité? Quel a été notre premier faux pas? notre première erreur? Est ce qu'il y en a eu une, plusieurs.. ? Est ce que, quelque soit les choix qu'on a fait, ou qu'on aurait pu faire, on en serait arriver là? J'ai toujours pensé que si on ne pouvait pas connaître l'avenir c'est parce qu'il n'existait pas encore. Mais si on en est arrivé là, quelque soit notre parcours, alors l'avenir existait déjà, qu'on ait merdé ou pas. Mais je ne pense pas. Je pense vraiment qu'on a fait des erreurs à l'origine, au début. Des mauvais choix. Mais je pense aussi que ce n'était pas des choix, mais plutôt que ça s'est passé comme ça, qu'on ne l'a pas choisi, et que lorsqu'on a du faire des choix, on les a fait comme on pouvait (on, c'est à dire les êtres humains). Et je ne peux sans doute pas blâmer les premiers hommes pour avoir pris des mauvais choix qui, de fil en aiguille, ont donné le monde tel qu'on le connaît aujourd'hui. Et ce n'est d'ailleurs pas ce que je fais, je crois. Je témoigne juste de ce que je pense. Parce que vraiment, je ne comprend pas comment on a pu en arriver là. Je veux dire, soit je suis folle, soit vraiment il y a un problème. Et encore, ou plutôt, et le pire, c'est que je ne suis pas la personne la plus renseignée sur tout ce qui se passe sur terre, et si je l'étais je ne pense pas que j'aurais survécu. Le plus gros problème auquel je suis confronté c'est justement celui de savoir si je suis folle, ou si je ne le suis pas. Parce que je vis dans ce monde que je ne comprend pas. Mais pourquoi je ne le comprend pas? Si je suis la seule, je suis folle. Si je ne suis pas la seule, combien sommes nous? Si nous sommes nombreux, pourquoi il ne se passe rien? Si nous sommes tous dans ce cas, pourquoi sommes nous tous dans ce cas? Et si nous ne sommes pas nombreux, mais que je ne suis pas la seule, comment fait on pour accepter le monde tel qu'il est? Je ne peux pas faire abstraction de ce qui me touche. Je peux prendre du recule mais le problème sera toujours là. Quelque soit ma réaction face à lui, il sera toujours là. Je serais toujours consciente que quelque chose cloche, même si un jour je m'en fou, quelque chose clochera toujours. Et ce qui cloche au fond c'est "pourquoi le monde n'est pas en accord, dans les faits, avec ma vision du bien et du mal". Et pourquoi je devrais m'adapter alors que (bien sur), je pense que ce que je pense est juste. [et si quelqu'un me lis, je ne veux pas être mal comprise. Je ne pense pas avoir absolument raison sur tout, bien sur que non. Ce que je veux dire par là c'est que j'ai une certaine notion du monde, du bonheur, de la justice (.. de tout ça), et cette notion du monde je ne la sors pas de nul part. Elle correspond aux valeurs que j'ai apprise à respecter, à mes valeurs personnelles, à mes connaissances, à tout ce qui m'a construit. Et puisque je ne me suis pas construite toute seule, elles viennent du monde. Sauf que de son coté le monde fonctionne comme il fonctionne. Et donc: comment se fait-il que le monde tel qu'il est n'est pas le monde tel qu'il devrait être selon moi? (ça reste vaste mais c'est extrêmement compliqué à expliquer) ]
Et
au fond, quelle qu’elle soit, cette vision du bien et du mal, pour qui que soit, on a tous le même problème, de vouloir comprendre pourquoi cette vision n'est pas universelle.